
Il y a juste quelques mois de cela que cet agent de sécurité privée avait fait peur à sa famille voire à tout son entourage lorsqu’il avait commencé à ressentir des douleurs vives au niveau du côté droit de son abdomen. Un peu après la fin du deuxième trimestre de l’année 2025, ces douleurs se sont intensifiées quitte même à l’empêcher de se rendre normalement aux toilettes pour uriner tout comme pour libérer les selles.
Pour Stéphane, se soulager de ses besoins physiologiques était devenu une entreprise tellement difficile à faire qu’il n’avait plus d’autre choix que de se rendre à l’hôpital pour finalement en avoir le cœur net. « J’ai vraiment mal, je ne sais pas ce que j’ai mais je n’arrive plus à uriner et même pour les selles, c’est encore plus atroce vu que je n’arrive plus à m’en soulager », avait-il confié au téléphone, d’une voix apeurée, à Yannick, son cousin, lorsque celui-ci avait cherché à savoir ce qui lui arrivait. En retour, Yannick a juste essayé de lui faire comprendre qu’il devait surtout garder son calme car il devrait être situé sur son cas juste après sa consultation. « C’est lorsqu’on ne sait pas encore ce qu’il en est réellement qu’il y a eu lieu de s’inquiéter (…) Tu seras fixé d’ici peu. » lui avait-il rétorqué tout en le rassurant davantage avant de raccrocher le téléphone. Aussi, faut-il signifier qu’après cet appel, Stéphane n’avait plus donné de nouvelles à Yannick jusqu’à ce que ce même cousin ait appris, quelques jours plus tard, de la part de Rose, la grande sœur de Stéphane, l’issue de cette consultation. « Il a été hospitalisé d’urgence et il m’a même dû faire plus d’une dizaine d’examen pour être enfin situé sur son cas », avait-elle fait savoir à la famille alors que son petit frère était encore en soins intensifs et prolongés à l’hôpital.
Diagnostic
Les résultats de la batterie d’examen ont ainsi révélé une atteinte au niveau du foie. Cette anomalie n’était plus loin même de s’apparenter à une cirrhose hépatique mais Providence Divine aidant, le traitement qui s’en est suivi lui a permis d’éviter le fait d’être confronté à l’irréversibilité relative à cette complication. « Même si ce traitement spécifique lui a permis de se sentir beaucoup mieux au niveau de cet organe, cela lui a quand même laissé quelques séquelles qu’il se doit de surveiller désormais », révèle Rose, institutrice à la retraite, avant d’être rejointe dans ses propos par Stéphane qui du coup, fait des précisons liés désormais à son statut. « En plus de faire beaucoup plus attention à mon foie, je dois également faire des visites chaque trois (3) mois chez un cardiologue afin de m’assurer que mon cœur ne souffre d’aucune anomalie », ajoute ce père de trois (3) enfants à la soixantaine révolue. Par ailleurs, pour Yannick, ce qui peut justifier peut être le statut de son cousin, c’est le fait qu’il s’adonnait, jusqu’à une récente période, à la consommation excessive de boissons alcoolisées. Et cela, ce n’est pas Charlotte qui dira le contraire vu que son père en a fait de même depuis bon nombre d’années maintenant.
Attention
En effet, il y a près de sept (7) ans de cela, Georges, le père de Charlotte a été diagnostiqué d’une cirrhose hépatique. Pour son cas, même si cette complication reste assez stationnaire, il lui arrive de manifester divers signes de gravité depuis un certain moment. « Mon père faisait des examens tous les six (6) mois mais depuis un certain temps, il ne mange quasiment plus du tout et donc il a perdu beaucoup de poids (je pense autour de 15/20kilos). Il enregistre des tâches qui ressemblent à des hématomes sur les bras (…) le blanc de ses yeux est de couleur jaune. Il commence à avoir du mal à marcher et il se plaint de douleurs au niveau de ses jambes. Il a aussi des trous de mémoire assez importants. Du coup, il lui arrive d’oublier ses rendez-vous chez son médecin », s’inquiète cette assistante de direction à la trentaine révolue avant de souligner le fait qu’elle prévoit se référer le plus tôt possible à d’autres médecins et/ou spécialistes pour une gestion beaucoup plus adapté au statut de son père.
Emmanuelle YOMAN avec Jean-Paul DEMOUSS