
Un choc, c’est ce que Lydie a ressenti lorsqu’elle a appris la terrible nouvelle relative au cancer du foie de son mari. Cette nouvelle lui a été annoncée par les spécialistes à la suite d’une coloscopie et d’un scanner qu’il a réalisé, il y a près de douze ans de cela, dans un hôpital situé en plein cœur de la capitale française.
Partagée entre tristesse et colère, cette femme nouvellement mariée à cette époque ne savait plus à quel saint se vouer en ce qui concerne le désormais statut de son époux. « J’étais complètement perdue suite à l’annonce de ce cancer qui se manifestait de manière silencieuse dans le corps de mon mari. Les spécialistes m’ont tout de suite fait savoir qu’il devait démarrer le plus tôt possible des séances de chimiothérapie. Il devrait ainsi faire six (6) séances de trois (3) jours avec 21 jours de repos après chaque séance », révèle cette mère de trois (3) enfants en bas âge à cette période avant de préciser qu’il y avait vraiment des raisons de s’en inquiéter vu les résultats de l’IRM également réalisés par les spécialistes afin d’en savoir plus sur le cas de son conjoint. « Dans la foulée, l’IRM avait révélé d’innombrables nodules hépatiques secondaires (…) même si je trouvais que la vie avait finalement été injuste avec nous, j’ai essayé quand même de rester forte pour lui avant tout et ne de rien laisser transparaître », confie cette cadre de banque tout en insistant sur le fait qu’elle a accompagné son mari dans ce combat jusqu’à ce que la Providence Divine en décide autrement. « Il nous a quittés juste cinq ans après l’annonce relative à son statut » déplore cette jeune femme à la quarantaine révolue avant de reconnaitre qu’il s’est tout de même battu jusqu’au bout afin de surmonter vaille que vaille cette situation.
Survie
Si le mari de Lydie a eu moins de chances à ce niveau, cela n’a pas été le cas de Roland. En effet, ce nonagénaire a pu survivre à de multiples reprises au cancer du foie. Se rappelant de son statut, il reconnait que le combat contre cette maladie s’est surtout tenu sur plusieurs années jusqu’à ce qu’il en soit totalement délivré. Pour y arriver, les spécialistes ont dû avoir recours à divers plans de traitement liés précisément à son statut. Entre les années 2008 et 2012, ce cadre d’entreprise a ainsi été confronté à une biopsie et à une radiothérapie suivie de plusieurs interventions chirurgicales au niveau de son foie. Juste après toutes ces éprouvantes années, Roland attribue son rétablissement au formidable soutien de sa famille, de ses ami(e)s et de tous ses proches. En effet, ils/elles n’ont ménagé aucun effort afin de le soutenir durant toute cette période jusqu’à sa guérison complète. « Ils m’ont vraiment aidé à garder la foi », déclare ce père de trois (3) filles et d’un (1) garçon.
Chance
C’est ce qu’Ariane reconnait avoir eu lorsqu’elle a été confrontée à deux (2) reprises à des tumeurs malignes au niveau de son foie en l’espace de 10 ans. Cette chance s’est non seulement matérialisée par le soutien de ses proches mais aussi par le fait que malgré une récidive inattendue, elle n’ait eu aucune gravité majeure liée à son cas. « J’avais déjà eu beaucoup de chance qu’une sage-femme détecte la première tumeur. Et pour la seconde, que les contrôles aient été maintenus. Dans les deux cas, cela a évité que la maladie ne s’aggrave. », confie cette enseignante de profession avant de revenir sur les dispositions qu’elle doit prendre par rapport à son statut « Je dois désormais contrôler mon foie tous les trois (3) mois. C’est vraiment un moindre mal. Cela ne change pas grand-chose à ma vie, ni à mes perspectives d’avenir », révèle cette femme à la quarantaine révolue tout en soulignant le fait que les médecins n’ont pas pu vraiment la situer sur les causes potentiellement associées à ces tumeurs. « Les médecins n’arrivent pas à expliquer la cause de ma maladie et pourquoi une tumeur est réapparue dix ans après la première intervention. Ils m’ont toutefois fortement déconseillé de reprendre un contraceptif hormonal car il s’agira peut être de l’une des causes possibles », a finalement conclu cette mère d’une fille et d’un garçon.
Emmanuelle YOMAN avec Jean-Paul DEMOUSS