
A différencier de la graisse sous-cutanée stockée sous l’épiderme, la graisse viscérale est la partie du tissu adipeux située au niveau de l’abdomen d’une quelconque personne. Zone de réserve des lipides, cette partie est précisément localisée sous les muscles de la paroi abdominale de cette personne.
Se trouvant autour des organes internes (foie, intestins, reins, pancréas…), la graisse viscérale est donc plus dangereuse que la graisse des bras ou des cuisses car cette adiposité agit directement sur le fonctionnement de l’organisme de la personne concernée. En effet, dans un contexte beaucoup plus général, la graisse produit des substances chimiques pouvant être (mal)saines pour l’organisme. Reste quand même que ce cocktail de substances chimiques corporelles peut varier en fonction de l’endroit où la graisse corporelle est stockée. Partant de ce fait, la graisse viscérale produit des substances chimiques pro-inflammatoires appelées cytokines. Ces substances peuvent, dans une certaine mesure, être associées à une augmentation de la pression artérielle et à la libération du mauvais cholestérol dans le sang, ce qui peut finalement contribuer au risque de maladie cardiaque et/ou au diabète de type 2 chez la personne concernée.
Raisons
Par ailleurs, parlant des raisons potentiellement liées à pareille situation, l’adiposité viscérale est généralement causée par des mauvaises habitudes alimentaires, le stress et la sédentarité. Cependant, il existe de nombreux facteurs (bien souvent indépendants de la volonté) pouvant favoriser l’apparition de cette adiposité. Il s’agit notamment des gènes, du vieillissement et des hormones. A côté de cela, il est également possible (surtout pour la femme) que la graisse viscérale puisse prendre du volume après la ménopause. En 2019, selon les résultats des recherches présentés par la Société Internationale d’Athérosclérose et la Chaire Internationale sur le Risque Cardio métabolique, il a été indiqué qu’il s’agit de l’adiposité la plus étroitement liée aux maladies chroniques. Et ce, indépendamment du poids corporel. De plus, les chercheurs ont voulu profiter de l’occasion pour alerter la communauté scientifique car ce type de graisse s’avère difficile à diagnostiquer et à prendre en charge, c’est pourquoi il est vraiment important de sensibiliser les populations sur cette éventuelle anomalie.
Dangers
En plus des risques d’hypertension et de diabète de type 2, les personnes confrontées à la graisse viscérale peuvent aussi manifester des troubles respiratoires, hépatiques, hormonaux et/ou encore sexuels. Quoiqu’il en soit, vu tous ces dangers non-exhaustifs précédemment cités, il s’agira pour notre plateforme d’information et de sensibilisation sur toutes les formes de maladie de mieux adresser la thématique suivante : « la graisse viscérale » durant tout ce mois d’Octobre de l’année 2025. Loin de vouloir terrifier les un(e)s et les autres par rapport à cette anomalie, l’objectif sera de les amener à en avoir pleinement conscience quitte à surtout (ré)adopter de nouvelles habitudes beaucoup plus adéquates pour mieux y faire face au besoin.
La Rédaction