
Tout d’abord, associé à un suivi psychologique, un accompagnement vers la diminution voire l’arrêt total de l’alcool (sevrage alcoolique) devra être réalisé au niveau de la personne potentiellement concernée par cette pathologie. A ce niveau, comme l’abstinence est bien souvent difficile, plusieurs stratégies sont utilisées pour motiver les gens et les aider à modifier leur comportement.
Ces stratégies incluent la thérapie comportementale et la psychothérapie (écoute), souvent dans le cadre de programmes de désintoxication formels, ainsi que les groupes de soutien (tels que les Alcooliques Anonymes) et les séances d’accompagnement avec le médecin généraliste. Les thérapies qui explorent et aident les personnes à clarifier pourquoi elles souhaitent arrêter de consommer de l’alcool (thérapie de renforcement de la motivation) peuvent également être employées.
Médicaments
Des médicaments sont parfois utilisés mais uniquement en complément des thérapies comportementales et psychosociales. Aussi, le médecin traitera les problèmes dus à l’hépatite alcoolique et les symptômes de sevrage développés par la personne concernée après avoir arrêté de boire.
Régime
Un régime alimentaire nutritif et des compléments vitaminiques (en particulier des vitamines B) sont importants au cours des premiers jours d’abstinence. Ce régime et ces compléments vitaminiques pourront aider à corriger des carences nutritionnelles entraînant, de manière générale, des complications telles qu’une faiblesse, des tremblements, une perte des sensations/de puissance, une anémie et une encéphalopathie de Wernicke.
Compléments
Les compléments alimentaires pourront également améliorer l’état de santé globale de la personne concernée par cette pathologie. Souvent, si l’inflammation est sévère, les personnes sont hospitalisées et ces personnes sont alimentées à l’aide d’une sonde. Les corticoïdes peuvent en outre permettre de soulager une inflammation sévère du foie et ces corticoïdes sont sûrs d’utilisation si la personne ne présente pas d’infection, de saignement digestif, d’insuffisance rénale ou de pancréatite.
Greffe
Une greffe de foie peut être pratiquée si les lésions sont importantes. La greffe permet aux personnes de vivre plus longtemps. Cependant, comme la plupart des personnes recommencent à boire de l’alcool après la greffe, la majorité des programmes de transplantation exigent que les personnes suivent un accompagnement lié à l’abus d’alcool et qu’elles obtiennent un test de dépistage de l’alcool négatif comme première étape pour montrer qu’elles ne sont pas susceptibles de recommencer à boire.
Éric GNOBE