
L’évacuation d’un calcul rénal, son expulsion, peut être naturelle. Néanmoins, dans certaines circonstances, notamment lorsque le calcul est compris entre cinq (5) et 10mm, il est nécessaire de prendre, selon les cas, des alphabloquants ou des inhibiteurs calciques qui faciliteraient alors l’évacuation du calcul rénal.
Aussi, plus le calcul est gros, plus les chances d’expulsion spontanées sont faibles. Si le calcul est supérieur à 10mm, il est quasiment impossible d’en obtenir une expulsion spontanée. Il sera donc urgent de consulter un(e) urologue pour une prise en charge adéquate. Cette prise en charge pourra consister à faire une urétéroscopie (intervention par les voies naturelles pour aller détruire le calcul) au niveau du/ de la patient(e) potentiellement concernée par cette maladie.
Autre(s) moyen(s)
Si l’expulsion d’un calcul rénal peut se faire naturellement dans un délai de six (6) semaines, le/la patient(e) doit pouvoir quand même supporter des crises répétitives de coliques néphrétiques. Si passé ce délai, l’expulsion n’est pas effective et même si le calcul est de taille inférieur à 10mm, il faudra alors penser à réaliser une urétéroscopie pour extraire ce calcul.
Par ailleurs, si le calcul dans le rein est considéré comme “non obstructif”, il est possible de réaliser une lithotritie extracorporelle (LEC). Ce traitement se fait généralement sans anesthésie pour le fragmenter en poussière et favoriser son expulsion spontanée : le principe consiste à appliquer un tambour sur le ventre avec lequel on va repérer le calcul, puis d’envoyer des ondes de choc à travers la peau sur le calcul pour le fragmenter. La séance dure environ 45mn (3000 ondes de chocs envoyés). Cette technique est le plus souvent indolore.
Éric GNOBE