
Peu importe l’âge, le niveau d’éducation ou encore la situation sociale voire matrimoniale, toutes les (jeunes) filles/femmes peuvent être concernées par le déni de grossesse mais attention tout de même car, dans des cas assez spécifiques, certaines situations peuvent également favoriser cet état. De prime abord, ces situations peuvent être liées à des conflits conjugaux ou familiaux.
En plus de la peur de la maternité et/ou des grossesses non désirées, ces (jeunes) filles/femmes peuvent par la suite connaitre des traumatismes dus à ces conflits conjugaux/familiaux et/ou des traumatismes dus à des abus passés. Aussi, d’autres facteurs peuvent justifier pareil état à savoir le très jeune âge (les relations sexuelles précoces), la pression sociale/religieuse ou encore les troubles psychiatriques voire la fragilité psychologique. Ceci étant dit, que faut-il déjà avoir à l’esprit en ce qui concerne les signes d’alerte relatifs à cet état ?
Attention
Même si la (jeune) fille/femme ne s’en rend pas compte, certains aspects peuvent attirer l’attention de l’entourage et/ou des soignant(e)s à savoir l’irritabilité, la fatigue inexpliquée, une prise ou une perte anormale de la masse corporelle, des douleurs abdominales persistantes, des saignements inhabituels, des maux de dos, une sensation de pesanteur et une absence prolongée de règles même en cas de saignements légers. En pareille circonstance, c’est parfois le regard d’un(e) proche ou d’un(e) professionnel(le) de santé qui permettra de lever le voile sur les premiers soupçons relatifs à cet état. Par ailleurs, auprès de la personne concernée, un accompagnement (médical et psychologique) reste une étape indispensable afin de mieux y faire face.
Jean-Paul DEMOUSS