Déni de grossesse : état psychique ou symptôme d’une maladie mentale ?

Dans un déni de grossesse, le bébé peut aussi se positionner de manière inhabituelle dans le ventre de sa mère (Photo : Dr)

Correspondant juste au fait d’être tout simplement enceinte sans en avoir une pleine conscience, le déni de grossesse même s’il s’agit d’un symptôme voire d’un état psychique relativement rare, peut toucher toutes les (jeunes) filles/femmes dans leur ensemble. N’étant pas toujours relié à une pathologie mentale avérée, le déni de grossesse peut toutefois se révéler dangereux pour la (jeune) fille/femme et son enfant surtout si cet état psychique s’étend jusqu’à l’accouchement de cette (jeune) fille/femme, ce qui reste assez rare mais possible dans des cas beaucoup plus spécifiques.

Chez une (jeune) fille/femme, le déni de grossesse peut prendre généralement deux (2) formes à savoir la forme partielle et la forme complète. Au niveau de la forme (dénégation) partielle, le déni de grossesse peut durer plusieurs semaines ou mois jusqu’à ce que la (jeune) fille/femme apprenne sa grossesse (souvent à l’issue d’un examen médical) bien avant l’accouchement. En ce qui concerne la forme (dénégation) complète, la (jeune) fille/femme reste inconsciente au sujet de sa grossesse jusqu’à l’accouchement. Ceci étant dit, qu’en est-il des raisons pouvant potentiellement être liées à cet état ?

Causes

Malgré tous les travaux en cours sur les origines d’un déni de grossesse, il n’existe pas encore de consensus scientifique fermement établi pour désigner une cause. Certain(e)s expert(e)s le classent parmi les troubles psychiatriques tandis que d’autres parlent plus d’un symptôme qui n’a pas nécessairement de lien avec une pathologie mentale avérée. Pour dire simple, on parle donc d’un trouble dont les origines peuvent être variées et nombreuses. Ces origines peuvent être en lien avec des traumatismes d’enfance, une agression sexuelle ou encore avec la certitude d’être stérile. Aussi, quand le désir de grossesse est ambivalent, quand le contexte familial est « difficile », le déni peut se manifester, d’une façon comme une autre, chez la personne pouvant éventuellement être concernée par cet état. Par ailleurs, il est inutile de préciser que le déni de grossesse n’est pas dénué de risque autant pour la (jeune) fille/femme tout comme pour son enfant.

Corollaire

Le déni de grossesse peut avoir plusieurs conséquences en fonction de la durée de cet état. La santé de la femme peut tout d’abord être en jeu dans la mesure où les complications liées à la grossesse (hypertension, diabète gestationnel, etc.) risquent de ne pas être prises en charge à temps. Si le déni se poursuit jusqu’à l’accouchement, les complications liées à l’accouchement peuvent avoir une incidence notable sur la santé/la vie de la mère et de son enfant. Aussi, il n’est pas sûr que la (jeune) fille/femme concernée par cet état puisse prendre conscience d’adopter des comportements adéquats (mode de vie, hygiène alimentaire) par rapport à cette grossesse. Sans y prendre garde, elle peut ainsi s’adonner à la consommation d’alcool, de café, de tabac, etc. Cette situation pourrait finalement entraîner un retard de croissance voire une mort fœtale sans oublier le fait qu’elle ne pourra peut-être pas réellement manifester une affection voire un attachement particulier à son enfant si jamais elle a pu le mettre au monde. Quoiqu’il en soit, pour notre plateforme d’information et de sensibilisation sur toutes les formes de maladie, il s’agira de mieux cerner la thématique suivante : « le déni de grossesse » durant tout ce mois d’aout de l’année 2025. Le but étant d’avoir une idée beaucoup plus concrète relative à cet état psychique.

La Rédaction

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