
Peut-être bien qu’il ne faut pas forcément attendre l’année 2026 pour changer de mentalité, prendre de nouvelles résolutions quitte à (ré)adopter de nouvelles habitudes alimentaires ou même revenir à de meilleures règles d’hygiène de vie surtout en ce qui concerne les Africain(e)s mais ce qui peut paraître déjà choquant, c’est le fait que jusqu’à présent, il y a des hommes issus des communautés africaines qui, comme certaines femmes, développent des complexes par rapport à leur morphologie…
En effet, contrairement à leurs collègues et amis, certains d’entre ces hommes, à partir d’un certain âge, se sentent mal dans leur peau parce qu’ils ne constatent pas encore une proéminence de leur abdomen. Pour ces personnes, ce ventre dit ‘’administratif’’ serait un critère d’esthétique voire même d’aisance sociale tout comme financière. « Ce ventre en forme de ballon donnerait de l’allure, ce serait un signe d’aisance, d’autosuffisance alimentaire, monétaire, etc. » comme l’indique ce texte écrit en 2018 par Docteur Kemedjeu, médecin, anesthésiste et réanimateur Camerounais sur sa page Facebook afin de tirer la sonnette d’alarme sur ce phénomène. Pour faire court, c’est ce qui donnerait donc l’impression que ces hommes sont à l’aise sur tous les plans alors que dans les faits, cette proéminence de l’abdomen pourrait finalement être, dans bien des cas, un indice d’une condition pathologique développée progressivement et sans aucun signe flagrant par ces mêmes hommes.
Attention
Dès maintenant et même après ces fêtes de fin de l’année 2025, c’est surtout l’attitude à devoir finalement adopter par les communautés africaines car un peu plus loin (en Inde par exemple), il y aurait, ces dernières années, une augmentation de la prévalence du diabète type 2. L’augmentation de cette prévalence du diabète de type 2 serait ainsi liée à l’augmentation et/ou au changement dans le niveau voire le style de vie des personnes vivant dans ce pays. Quoiqu’il en soit, une chose est sure, au-delà de l’aspect morphologique, esthétique et psychologique, ce type particulier de ventre doit quand même préoccuper car il peut s’agir d’un déséquilibre métabolique en faveur de l’accumulation de graisses au niveau de l’abdomen de la personne concernée. Ce qui aurait, du coup, des effets néfastes sur la santé de cette personne.
Prudence
C’est ce qu’il faut avoir à l’esprit car à la différence de la graisse sous-cutanée, la graisse viscérale localisée au niveau de l’abdomen fonctionne comme une glande endocrinienne. A n’en point douter, cette graisse viscérale aurait ainsi un impact nocif sur la santé de la personne y étant potentiellement concernée. « En plus de favoriser le surpoids et l’obésité, cette glande endocrinienne peut également induire une résistance à l’action de l’insuline, ce qui peut aussi susciter un risque de diabète type 2 avec le temps justement parce l’effet de l’insuline vient à manquer », confie une étudiante interne en médecine tout en n’oubliant pas d’évoquer tous les risques cardiovasculaires qui peuvent y être en outre associés. Dans ses propos, cette étudiante interne en médecine est rejointe par Docteur Nanko Tonda Josué qui précise qu’en plus du risque de diabète de type 2 et d’hypertension, le/la concerné(e) peut aussi avoir une respiration difficile, développer des problèmes de fertilité et/ou d’hormones sans oublier le risque d’être confronté(e) par la même occasion à la stéatose hépatique. « Un gros ventre est souvent associé à un foie trop chargé en graisse. On parle de stéatose hépatique ou de la maladie du “foie gras”. Si rien n’est fait, cette situation peut aller jusqu’à une cirrhose, même sans alcool », prévient ce médecin tout en rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour revenir à de meilleures habitudes en matière d’hygiène de vie de façon globale.
Action(s)
Soupçonnant sa consommation un tant soit peu abusive de soda par rapport à son cas, c’est dans cette logique que Mathilde s’est inscrite lorsqu’elle a appris qu’elle souffrait d’une stéatose hépatique de grade 3 à l’issue d’une échographie abdominale pour des problèmes urinaires. Cette échographie a été réalisée dans un hôpital en 2017 mais c’est 2021 qu’elle a finalement pris conscience de la gravité liée à son cas. « La maladie s’est aggravée, passant du grade II au grade III, cela signifie que 50 % à 75 % des cellules du foie sont touchées. Si la maladie continue de progresser ainsi, il y a un risque de fibrose, c’est-à-dire un durcissement des tissus et une perte d’élasticité du foie, ce qui peut conduire à terme, à une cirrhose et/ou à un cancer du foie », indique cette mère de famille à la trentaine révolue avant de préciser qu’il lui a fallu plusieurs mois de rééquilibrage alimentaire et de pratique d’activité physique/sportive adaptée(s) à son cas afin de revenir à un foie tout à fait normal.
Emmanuelle YOMAN avec Jean-Paul DEMOUSS