
D’abord déclaré hypertendu quelques temps avant puis diabétique juste après la période de la Covid-19 en 2020, c’est vers la fin du mois de mai de l’année passée qu’il a commencé à ressentir des douleurs vives au niveau du bas de son dos. En pleine saison des pluies de cette précédente année, il a commencé à les ressentir durant la période de ses cours qu’il dispense dans une université de la place située à Abidjan en plein cœur de la commune de Cocody.
Mis à part son statut d’hypertendu et de diabétique de type 2, c’est à croire que c’est peut-être cette saison des pluies qui a finalement déclenché ses douleurs lombaires. Il faut également préciser qu’avec cette même saison des pluies, il était encore plus difficile pour Florent de regagner son domicile en véhicule de transport en commun à cause des embouteillages monstres sur le trajet. La pluie suscitant par la même occasion une hausse du prix du transport pour ces véhicules, il a même été obligé, la veille du premier ressenti relatif à ses douleurs lombaires, de descendre un peu loin de son lieu d’habitation pour continuer le reste du trajet à pied. « Ce soir-là, cette forte pluie avait tellement provoqué un embouteillage assez inhabituel sur le chemin du retour chez moi que je n’avais plus le choix. Le taxi m’ayant tant que mal avancé, j’ai préféré le libérer et poursuivre le reste du chemin à pied », confie ce septuagénaire avant de préciser ce qu’il a vraiment ressenti à son réveil le lendemain. « Quand je suis arrivé à la maison sous cette forte pluie, je me suis juste senti fatigué mais bon j’ai trouvé que c’était tout à fait normal de se sentir de la sorte vu l’éprouvant trajet que je venais d’effectuer (…) le lendemain matin par contre, à mon réveil très tôt le matin, j’ai commencé à ressentir des douleurs atroces juste au bas de mon dos. Ne s’arrêtant pas là, ces douleurs descendaient tout au long de ma cuisse jusqu’à ma jambe droite. Inutile de spécifier que j’avais des difficultés à me tenir debout ou encore à m’asseoir afin de préparer la suite de mes cours les jours d’après », ajoute ce père de deux (2) filles et d’un (1) garçon.
Solution
Vu que les douleurs continuaient à persister sur une bonne période, il n’a donc pas hésité à se rendre dans un centre hospitalier afin d’avoir une idée beaucoup plus clair par rapport à son cas. La batterie d’examen qui lui a faite a d’abord démontré que les vertèbres situées au bas de son dos ont été fragilisées, ce qui aurait par la suite eu un mauvais impact sur le nerf sciatique. A court voire moyen terme, du médecin généraliste au rhumatologue en passant par d’autres spécialistes, les prescriptions qui lui ont été faites ont porté sur la kinésithérapie, le port d’une ceinture abdominale et la prise de médicaments spécifiques. Entretemps, il faut aussi signifier qu’il avait recours à des injections afin de lui permettre de soulager ces douleurs. Bien vrai que ces injections le soulageaient un tant soit peu mais il y avait quand même un bémol à ce niveau. « Ces injections avaient pour but de calmer les douleurs mais le problème est qu’il s’agissait de lui administrer des corticoïdes. Le faire entrainait donc une hausse de sa glycémie. Étant donné qu’il est diabétique, ce n’était pas une bonne idée au final», révèle Oscar, son fils avant de préciser le fait que leur voisin juste en dessous de leur domicile était aussi confronté à pareille situation.
Alternative
Dans la foulée, pour Florent comme pour le cas du voisin dénommé Richard, les spécialistes sont restés assez dubitatifs en ce qui concerne la chirurgie au niveau de la zone concernée. « Pour beaucoup d’entre eux, même s’ils en ont parlé, il y aurait des risques que les choses ne se passent pas comme prévu à l’issue de cette opération » confie Richard avant de souligner qu’après toutes ces années d’errance, les seules recommandations auxquelles il a recours jusque-là sont les allers-retours sur ses escaliers très tôt le matin surtout lorsque les douleurs resurgissent en plus d’opter pour des séances de kinésithérapie au besoin. Ces séances de kinésithérapie bien souvent assez couteuses pour quelque chose qui ne soulage pas vraiment sur la durée. « Quoiqu’il en soit, c’est ce qui me permet de gérer au mieux ces douleurs surtout lorsqu’elles se déclenchent à chaque fois sans crier gare », conclut ce fonctionnaire de Police à la retraite à la soixantaine révolue.
Emmanuelle YOMAN avec Jean-Paul DEMOUSS