
Vivant en Côte d’Ivoire plus précisément à Abidjan dans la commune de Cocody, c’est quasiment à la fin du premier semestre de l’année passée, en pleine saison des pluies, qu’il a commencé à se plaindre d’intenses douleurs au niveau du bas de son dos. Ses douleurs lombaires (touchant également le nerf sciatique) devenaient tellement insupportables qu’il a finalement décidé de se rendre dans un centre hospitalier pour avoir une idée beaucoup plus claire par rapport à son cas et pour en être soulagé le plus rapidement possible…
En plus d’avoir été officiellement diagnostiqué d’une sciatique durant le mois de juin de cette année 2025 à l’issue d’une batterie d’examen, le bilan sanguin qui lui a été fait dans la foulée a surtout révélé un taux d’acide d’urique beaucoup plus élevé que la moyenne. « En me faisant part des résultats relatifs à ce bilan, le médecin m’a fait savoir que l’uricémie (le taux d’acide urique dans mon sang) était à 131g/l alors que pour un homme, ce taux ne doit normalement pas excéder 70g/l », révèle Florent avant de préciser qu’il a été véritablement surpris par l’annonce de cette terrible nouvelle. Dans la conversation qui s’en est tout de suite suivie, le médecin a par la suite cherché à en savoir un peu plus sur ses habitudes alimentaires et/ou s’il consommait de manière abusive des boissons alcoolisées. En bon vivant, Florent ne lui a pas caché qu’il en buvait de toute sorte et pas toujours d’une façon assez modérée.
Prise de conscience
En retour à ce que Florent venait de lui révéler, le médecin n’a donc pas tardé à lui faire part d’un certain nombre de dispositions pour faire rapidement baisser ce taux. « En plus de m’interdire de manger de la viande rouge, il a surtout insisté sur le fait que je devais arrêter totalement de consommer les boissons (non) alcoolisées car si je ne le faisais pas immédiatement, il y aurait des risques que je sois confronté à la goutte voire même à une insuffisance rénale au pire sur le moyen terme », confie ce septuagénaire avant de préciser qu’il n’avait plus le choix. Il fallait donc le faire car ces nouvelles dispositions auraient également un impact positif sur la gestion de ses douleurs au niveau du nerf sciatique en tout cas, du peu qu’il a pu en outre constater. Aussi, en ayant pris conscience vu qu’il a été confronté à la goutte beaucoup plus jeune, Jérôme explique que dans son cas, ses crises de goutte sont très invalidantes lorsqu’elles se déclenchent à son modeste niveau. « Ces crises se manifestent aussitôt que je force un peu sur la nourriture ou sur l’alcool », révèle ce quadragénaire avant d’indiquer que le gonflement des articulations des pieds et du gros orteil se fait immédiatement ressentir dans son cas. « A ce niveau, le simple contact d’un drap sur la peau est insupportable et le port des chaussures devient inenvisageable (…) c’est assez impressionnant à voir, le pied augmente de volume, l’articulation est chaude et devient rouge », ajoute ce passionné de randonnée tout en précisant que la douleur est tellement vive qu’il ne peut plus bouger l’articulation du gros orteil surtout lorsque cette douleur commence à se manifester.
Alternative
C’est la formation des cristaux d’acide urique qui seraient à l’origine de ces douleurs. « Comme toutes les personnes concernées, j’ai un taux d’acide urique dans le sang supérieur à la moyenne, et bien trop important, ce que l’on appelle l’hyperuricémie (…) lors des crises, on peut décider de ne rien faire et il faut alors attendre que les cristaux s’éliminent, ou bien on opte pour un traitement médicamenteux qui va favoriser leur dissolution, mais au prix d’effets secondaires digestifs gênants », souligne Jérôme tout en insistant davantage sur le fait qu’il doit user de prudence car le seul moyen d’éviter les crises de goutte réside surtout dans la prévention et/ou dans la mise en place d’un traitement médicamenteux destiné à faire baisser le taux d’acide urique dans le sang. Au long cours, ce traitement hypo-uricémiant est généralement associé à un régime alimentaire très strict même s’il reste campé sur la prévention comme meilleure alternative à la gestion de cette maladie. « La solution, c’est d’être raisonnable dans sa consommation alimentaire et dans ses soirées arrosées. Ce qui n’est pas toujours facile quand on est un bon vivant comme moi », conclut finalement cet homme marié et père de deux (2) enfants à la quarantaine révolue.
Emmanuelle YOMAN avec Jean-Paul DEMOUSS