Hypertension artérielle : en cette fin d’année, prudence !

En cette fin d’année, faisons attention à notre pression artérielle (Photo : Dr)

Au-delà de l’âge avancé et des antécédents génétiques, plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque d’avoir une hypertension artérielle. Ces facteurs sont généralement de divers ordres à savoir une alimentation riche en sel, l’abus d’alcool et le tabagisme sans oublier l’obésité très souvent due à la sédentarité et/ou au manque d’activité physique.

Ceci étant dit, il est bon d’indiquer, d’emblée, que l’hypertension artérielle (en abrégé HTA) est une maladie qui se caractérise par une augmentation anormale de la pression du sang sur la paroi des artères. En somme, cette augmentation dite anormale de la pression artérielle est donc liée, en partie, à notre hygiène de vie de manière globale. D’ailleurs, une publication mise en ligne le jeudi 16 mars 2023 sur le site web de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) nous donne un certain nombre d’estimations majeures ce qui concerne cette maladie. En effet, tandis qu’on estime à 46% les adultes ignorant leur statut d’hypertendu, 42% de ces mêmes adultes, souffrant d’hypertension artérielle, arrivent à se faire diagnostiquer afin de pouvoir bénéficier d’un traitement adéquat. A ce niveau, l’hypertension artérielle est donc maîtrisée chez environ un adulte sur cinq, soit 21%. Ces adultes sont, pour la plupart, âgés de plus de 30 ans. L’hypertension artérielle étant ainsi l’une des premières causes de décès prématuré dans le monde, l’une des cibles pour l’Oms en matière de maladies non transmissibles est d’en réduire la prévalence de 33% d’ici à 2030 surtout lorsqu’on estime à 1,28 milliards le nombre d’hypertendu(e)s dans le monde à l’heure actuelle. Avec un âge compris entre 30 et 79 ans, les deux tiers de ces personnes vivent majoritairement dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

Contexte

Ce qui peut paraître inquiétant, c’est que l’hypertension artérielle  est un facteur de risque majeur de faire un accident vasculaire cérébral ou encore de faire une crise cardiaque. En Afrique, même si la lutte contre cette maladie est effective, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore de nombreux défis à relever afin de rendre cette lutte encore plus efficiente. En plus d’une faible sensibilisation relative à cette maladie, ces défis sont donc de trouver des solutions idoines aux problèmes liés à l’accès limité aux systèmes et aux services de santé et au manque d’accès à des médicaments abordables sans oublier le renforcement des acquis du personnel de santé en la matière. Les régimes médicamenteux n’étant pas toujours respectés, on peut aussi y ajouter l’augmentation des taux d’obésité due à l’hygiène de vie des patients. Ce qui, lorsque rien n’est fait, peut aggraver davantage la situation.

Initiative(s)

C’est pourquoi il est de plus en plus indispensable de prendre à bras le corps tous ces défis afin de trouver des solutions plus concrètes relatives à cette maladie. « Pour s’attaquer à cette grave menace pour la santé, il faut investir davantage dans l’amélioration de l’accès aux services de santé afin de détecter et de gérer la maladie. Il est également essentiel de sensibiliser encore plus le public à l’hypertension et de promouvoir des mesures pour s’attaquer à ses facteurs de risque qui peuvent être corrigés », a déclaré  Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique. Cette déclaration a été référencée dans une publication mise en ligne le jeudi 18 mai 2023 sur le site web de l’Oms au lendemain de la journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle. Elle a également révélé que des actions sont déjà mises en œuvre en ce qui concerne le contexte africain.  « Dans toute la région, nous aidons les pays à mettre en place des initiatives visant à décentraliser le diagnostic, le traitement et la prise en charge des maladies non transmissibles afin d’améliorer le bien-être et de réduire le nombre de décès. », a-t-elle poursuivi. En effet,  l’Oms a donné la priorité à son action avec les gouvernements, les partenaires et la société civile pour faire face à la menace de l’hypertension artérielle et d’autres maladies non transmissibles. Vingt-sept pays ont ainsi bénéficié d’un soutien, à travers une approche connue sous le nom de WHO-PEN. Cette approche vise à décentraliser la gestion des maladies non transmissibles, y compris l’hypertension artérielle, au niveau des soins de santé primaires. Les services comprennent le dépistage et le diagnostic, le traitement, le changement de mode de vie, l’éducation des patients et l’autogestion de la maladie.

Action(s)

Partie prenante de cette approche, la Côte d’Ivoire a enregistré, en moins de 45 ans, une croissance importante de la prévalence relative à cette maladie. Dans ce panorama, sur 10 adultes, quatre (4) sont atteints d’hypertension artérielle tandis que 1/3 d’entre ces malades l’ignorent et que parmi ceux dépistés, seulement 27% acceptent d’être traités. Dans le cas d’espèce, la solution reste la prévention comme le stipule si bien le Dr Jean-Marie Yameogo, Représentant résident de l’Oms en Côte d’Ivoire. Se faire donc dépister le plus tôt possible afin de connaitre son statut. A notre humble niveau, en ce qui concerne notre plateforme d’information et de sensibilisation, nous nous appuierons sur ses propos afin de vous délivrer toutes les orientations nécessaires sur la thématique suivante : « l’hypertension artérielle » durant tout le dernier mois de cette année 2023.

La Rédaction

 

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